Un gris infini...
L'envie est là, la plume et l'encre aussi. L'humeur n'y est pas... Pourquoi? La pluie peut-être? Je n'ai jamais aimé le mauvais temps... Ou Bien le rose qui devient gris...? qui sait? Pas moi en tout cas...
Ca bouillonne en moi, mes neurones tournent a plein régime... Des idées, des scènes, des visions, des souvenirs, des envies, des phrases... Le tout à perdre haleine.
J'ai l'impression de délirer, mais c'est ainsi...
Parfois on ne sait pas trop ce qui ne va pas.
On a envie de tout effacer. Facile à dire, mais oublier est une chose pénible. Se savoir tomber dans l'oubli l'est encore plus..
J'aimerai graver mon nom sur une pierre, mais même la pierre finit par s'éroder... Le temps et ses blessures... Personne n'est à l'abri, on finit tous par être marqué par le temps...
J'aurai aimé le suspendre, l'attraper au vol, rembobiner le film et reprendre tout à zéro...
Mais j'ai bien dit j'aurai aimé...
Aimer n'est pas facile, une lame tranchante qui te poignarde de partout. Mais on tombe souvent dans l'erreur. Rares sont ceux qui apprennent de leurs erreurs. On finit toujours par récidiver un jour ou l'autre... Et pourtant...
Dans ces moments, personne n'est à nos côtés, seul nos larmes sont là, fidèles à leur postes... Ces larmes qui irriguent nos joues, ces larmes qui telles un fleuve sont intarrissables... On aimerait les chasser, mais elles nous consoles, nous réconfortes, à leurs manières... Faiblesse? Tendresse? Excès de passion? Elles sont là dans notre vie depuis si longtemps... Notre Première larme, est versée à notre naissance, lors de notre premier cri... On finit par s'y attacher...
S'attacher est parfois si facile, je m'attache vite... Est-ce une erreur? Un défaut? Une qualité? Il me suffit de peu...
Un Coeur d'articHaud n'est pas fait pour la vie dure...
Je me sens comme cet homme, gardien du phare... Prise dans mon propre piège, ma propre passion... Dans un endroit sans issue, sans fond, ni porte, ni couloir, pas même un petit échappatoire... Si il en existe un, un que j'aimerai mettre aux oubliettes... Et pourtant il est là, facile a dire, deux mots: "Oublie moi". Mais oublier quoi au juste? On lance cette phrase, par désespoir, on s'attend à un élan de sympathie, mais la réponse est telle une douche glaciale: un "d'accord" plat. Est-ce si facile d'oublier...? Je n'en ai pas envie...
Une ligne verte, une autre rouge... Plus aucune limites... Faire marche arrière...? Les deux étant franchies, les choses se compliquent! Une ligne orange? Oups, n'ayant pas l'âme artiste, j'ai oublié, vert+rouge= violet... Le mélange des couleurs primaires est parfois si simple, les choses simples se sont effacées, perdues dans la nature...
De nouvelles règles, de nouvelles pages blanches... Mais je resterai la même...
Pour le moment la rose se referme... Ecarte les abeilles, renvoie la rosée... Même le soleil n'y trouve pas sa place... Viendra peut-être un jour nouveau où alors, elle s'ouvrira éclatante, rayonnate parmis les autres... Mais brillera de nouveau de mille feux...
D'ici là, elle s'éclipse, se fera discète... Se cherchera car elle est noyée dans les vagues...