22 octobre 2005
Parce que c'était ELLE...
Ne La ville ou la fille ?
Au coin d’une rue, absorbé par ton conditionnement à la douce mélancolie, te retrouver en face d’un Lego géant imaginé par deux fous au pied marin. Reflux de souvenirs. Sourire, repartir le cœur léger.
Te retrouver avec une future ex conquête ratée (Ce qu’on appelle communément un échec), à minuit, place des Vosges. Essayer, pour attendrir la belle préférant Jardin à Céline, de faire semblant de t’émerveiller devant la quiétude de l’endroit.
Le soir, sortir pour une petite ballade dans le quartier. Monter des escaliers interminables. T’arrêter, haleter, te dire qu’il faudra un jour arrêter de fumer. Continuer l’escalade, te retrouver devant une basilique, patchwork architectural. T’asseoir, te dire qu’on arrivera bien par trouver un remède au cancer d’ici l’apparition de tes premières métastases. Allumer une clope, profiter de la vue.
Passer une nuit dans un cinéma, place d’Italie. En sortir à 4 h du matin, marcher, marcher et encore marcher. Commencer à en avoir vraiment ras le cul de marcher. Te retrouver, le soleil levant, sur les quais de la seine. T’asseoir au bord de l’eau, la regarder couler. Te dire qu’elle est vraiment crade quand même.
Sortir du Lipp en Costard-cravate gris. Resté planté devant l’entrée. Attendre qu’on vienne te kidnapper. Pleurer.
Rencontrer une demoiselle devant l’opéra Garnier, l’accoster, l’embrasser puis l’inviter au ciné. Tu l’aimes, tu l’aimes pas ? Tu t’en fous, tu es bien avec elle.
Place de la concorde. Un coup de fil. Trop absent, trop absorbé par ton nombril. Elle n’en peut plus, elle ne veut plus. Elle a tranché. Tu souris. Tout guilleret, tu longes le jardin des tuileries. Impression de légèreté.
